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Informations particulières

Rédigé le 10/06/2012 - Lu 20755 fois

Les INFORMATIONS PARTICULIERES 
Informations diverses liées au groupe Randos-Raquettes

Adhésions à l'A.L.B.:

Les informations relatives à l'adhésion à l'Amicale Laique de Billère sont à demander au secrétariat de l'A.L.B. - 2 rue du Tourmalet 64140 BILLERE -
Tél. : 05 59 32 17 95 --- Fax : 05 59 32 30 69

PIECES à Fournir OBLIGATOIREMENT:
-- Fiche de Renseignements (à retirer au secrétariat ou lors de l'inscription elles sont déjà préremplies);
-- Certificat médical (de moins de trois mois);(voir le modèle en rubrique "Formulaires")
-- Chèque pour le réglement de la cotisation (comprenant les frais de gestion), de la participation à l'activité et de l'assurance (FFS ou FFME : - aucune autre formule d'assurance n'est acceptée pour l'heure). Si vous avez déjà l' une ou l'autre de ces licences dans un autre club, fournir la photocopie de ce document.

Les ADHESIONS POUR L'ANNEE 2016-2017 se feront :
le  Lundi 26 septembre, Mardi 04 octobre ,Lundi 10 octobre 2016,
de 16h00 à 18h00, au siège de l'A.L.B.
En dehors de ces dates, s'adresser au secrétariat de l'ALB.

 

Conseils pour randonner à l'abri de la loi ,

Par Laurence Fleury
Publié le 15 octobre 2011 à 04h00
Mis à jour le 16 octobre 2011 à 11h10

Comment une simple balade en montagne, même entre copains, peut se transformer en cauchemar en cas de pépin ?

Difficile d'imaginer le pire lorsque, la veille d'un week-end, l'on décide à plusieurs une escapade en montagne. Un coup d'oeil sur la carte, un itinéraire choisi à la hâte parfois. Un sommet jamais fait, c'est plutôt tentant... Et si le topo n'est pas très précis, tant pis on verra sur place... La plupart du temps, tout se passe très bien. Mais il suffit d'un grain de sable pour que parfois, la sortie se conclue par un drame. Pour se prémunir des conséquences que peut engendrer un accident, quelques précautions sont à retenir.
Marcel Pérès, ancien directeur de l'École Nationale de Ski et Alpinisme à Chamonix, et auteur d'un ouvrage sur le sujet (Droit et Responsabilité en montagne, éditions PUG), donne quelques conseils.

Comment préparer sa sortie ?
« Qu'elle soit en groupe, au sein d'un club, ou entre copains, elle doit toujours être préparée avec minutie : s'assurer des bonnes conditions météo, ou de neige, le cas échéant, de la durée, la difficulté de la course, qu'elle est adaptée à tous les participants. Car en cas d'accident, il faudra un responsable. Et la responsabilité est toujours imputée au plus expérimenté, qu'il soit ou non diplômé.
Dans les années quatre-vingt, et davantage durant la décennie 1990, on était sous l'empire d'un code pénal « vachard » qui ne distinguait pas la faute lourde de la faute légère. Un procureur un peu méchant pouvait aisément mettre les montagnards préjugés fautifs en examen. La loi promulguée le 10 juillet 2000 tend vers une timide dépénalisation. »

Comment se prémunir de toute responsabilité en cas de pépin ?
« Lorsqu'une course se termine mal, celui qui en est à l'initiative est de toute façon responsable. Même ses compagnons de sortie, sous le choc, ou sous la pression de la famille ou d'avocats mal intentionnés, témoigneront souvent en sa défaveur. Il faut donc s'assurer d'avoir répondu, au préalable, à toutes les diligences, en apportant la preuve que l'on a bien préparé sa course, choisi un itinéraire adapté aux participants, avec le matériel adéquat, et s'assurer que tous soient bien informés de ce qui les attend, par email ou par fax, afin qu'il y ait une trace écrite. La jurisprudence a bien évolué ces dernières années, et en matière de sortie au sein d'un club ou entre amis, le caractère bénévole des encadrants est pris en compte. Si l'encadrant prouve qu'il a bien préparé sa course, il peut éviter d'être mise en examen. »

Est-il plus pénalisant d'être expérimenté ?
« En matière de responsabilité, il vaut mieux être novice qu'expérimenté. Sauf que l'on finit par acquérir de l'expérience. Une faute de débutant causée par un encadrant formé ou diplômé est d'autant plus inexcusable. D'où l'importance de la préparation de sa course en amont. Dans le cas inverse, si l'encadrant est jugé inapte à l'encadrement, la faute pourrait se retourner contre le président du club, à qui l'on reprochera de confier ses membres à n'importe qui, et que l'on accusera de ne pas assez former ses « troupes ».
Quoi qu'il arrive, l'encadrant se doit d'être irréprochable. Quitte à passer pour un rabat-joie. Ne pas emmener quelqu'un qui n'a pas son casque si celui-ci est recommandé. Il en est de même pour l'Arva (appareil de recherche des victimes d'avalanches) sur une sortie en raquettes ou à ski de rando. Depuis dix ans, la jurisprudence est formelle : en cas d'accident, faute d'équipement, la faute est caractérisée. Avoir son Arva est une règle de fait, tout comme le nombre limité de participants sur une sortie. »

Un randonneur fatigué veut rebrousser chemin. Que faire ?
« Si l'un des membres du groupe ne peut pas continuer, ne le laissez jamais seul ! Quitte à faire demi-tour avec tout le monde. Mieux vaut rentrer ensemble plutôt que de risquer l'accident. La mésaventure est arrivée à un encadrant du Club alpin français, à Chamonix, lors d'une ascension au Mont Blanc du Tacul. L'un de ses compagnons de cordée, trop fatigué pour continuer, a voulu redescendre au refuge. Les autres l'ont laissé faire demi-tour. Mais à leur retour, le copain n'était pas au refuge. Tombé dans une crevasse, il s'est tué. L'encadrant a écopé de 12 mois de prison avec sursis. »

Et les mineurs dans tout ça ?
« L'encadrement d'enfants mineurs est ce qu'il y a de plus délicat. Aussi, mieux vaut s'entourer de professionnels qualifiés à chaque sortie. D'autant que la montagne est toujours stigmatisée. L'on ne parle jamais des 400 morts par an au bord de la mer, alors que les 55 décès en montagne, en moyenne chaque année, font souvent couler de l'encre. »

===> Le club alpin forme ses cadres bénévoles
CAF Bon nombre de membres du Caf (comme des autres associations locales de randonnées) sont concernés par les accidents en montagne. « Ce qui n'a rien d'étonnant puisque c'est la fédération qui compte le plus grand nombre d'adhérents au niveau national , environ 85 000, et que les sorties en montagne et en alpinisme y sont les plus nombreuses », constate Jean Bourdeu d'Aguerre, président du Comité départemental de la FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne).

« L'appareil de recherches avalanches imposé (DVA)»

« Pour parer aux risques d'accidents, nous insistons sur la mise en place de conduites à tenir, comme limiter le nombre d'inscrits sur une sortie, ou exiger le port de l'Arva (appareil de recherche des victimes d'avalanches). Nous avons été le premier club à investir et imposer l'Arva sur nos sorties l'hiver. La mise en place de formations tout au long de l'année est également quelque chose d'impératif. Formation de nos membres aux techniques de base, sensibilisation neige et avalanche, apprentissage de l'évolution sur la neige en crampons. Car bon nombre d'accidents sont dus à une glissade non maîtrisée. Nous insistons sur la formation des cadres bénévoles aux techniques d'encadrement et à la conduite de groupe dans toutes les disciplines, randonnée, alpinisme, raquettes... Depuis 1995, le Caf met l'accent sur l'importance de bien se « couvrir » en cas d'accident. Nos formations sont la preuve que l'on fait ce qu'il faut pour prendre le moins de risques possible. » Nouvelles des camarades blessés ou malades :

 

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Auteur : jcfalb infos sur l'auteur | contactez l'auteur
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